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DELTA, un démarrage dans la douleur
Encore récemment, la date du 1er juillet était annoncée comme la date ultime allouée aux entreprises pour effectuer leur basculement dans le nouveau système de télé-procédures de dédouanement DELTA.
En dépit d’une mise en œuvre des deux principales variantes (DELTA C et D) laborieuse et de ce fait tardive, l’administration pensait pouvoir tenir cette date butoir et se faisait de plus en plus pressantes vis-à-vis des opérateurs..
Un optimisme loin d’être partagé par la majorité des adhérents de l’AUTF qui témoignaient des grandes difficultés rencontrées dans la mise en place de leurs télé procédures ; une situation qui laissait présager des temps difficiles, en particulier pour les sociétés ayant fait le choix du module Delta D en mode EDI, spécialement destiné aux entreprises ayant les volumes les plus importants.
Ces premiers constats contribuaient à rendre illusoire un démarrage généralisé de Delta D à une période qui plus est critique pour ce genre de big-bang informatique en raison des congés d’été et de l’accroissement traditionnel des expéditions avant la période estivale.
Compte-tenu de la gravité de la situation, l’AUTF avait d’ailleurs officiellement demandé la possibilité de ré- échelonner le calendrier du démarrage de DELTA, une les Ministre du budget et secrétaire d’Etat chargé des entreprises et du commerce extérieur avaient par ailleurs été alertés de cette situation.
Les demandes de report se sont dans un premier temps heurté à une douane souvent intransigeante au niveau local, alors que la position de la DG apparaissait plus souple . Problème de communication interne hélas classique
L’AUTF a donc à nouveau demandé au nouveau Directeur Général qu’un message clair autorisant les mesures d’étalement soit communiqué par ses services à tous les bureaux locaux, démarche resté sans résultat dans un premier temps .
C’est finalement la technique qui a eu raison des hésitations de l’administration des Douanes quant à l’octroi de délais supplémentaires aux entreprises. Avec les sérieuses difficultés rencontrées dès fin juin par le système DELTA D EDI et la quasi paralysie du système qui s’en est suivie, c’est la DG qui a elle même décidé d’interrompre jusqu'à fin août tout basculement dans le guichet EDI jusqu’à la fiabilisation totale du système.
Cette décision, certainement prise a regrets quoique nécessaire, va permettre d’éviter qu’un basculement précipité ait de lourdes conséquences sur le fonctionnement logistique et sur les opérations commerciales des entreprises dans les mois à venir.
Avec une entrée progressive dans le nouveau système, échelonné dorénavant entre septembre et novembre, il devient possible d’éviter une saturation du système comme cela avait déjà été le cas avec le démarrage chaotique du programme NSTI.
La décision de la Direction Générale de communiquer clairement et sans faux semblants avec les entreprises sur l’évolution des réglages ou modifications en cours sur DELTA constitue une autre conséquence collatérale positive de cette situation délicate.
Les plus à plaindre, se sont finalement les entreprises qui sont déjà entrée dans le nouveau système et qui pour la plupart ne peuvent malheureusement pas revenir en arrière.. Pour elles, cela signifie un recours aux procédures de secours, c'est-à-dire un retour au bon vieux documents de papier. Le e-customs, panacée si chère aux fonctionnaires de Bruxelles, a parfois ses limites.
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