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L’arrêt total des opérations portuaires 3 jours consécutifs témoigne d’une volonté des organisations syndicales de durcir leurs mouvements de perturbation des activités portuaires.
Déjà en août au port de Fos, les graves perturbations avaient amené de nombreux industriels et distributeurs à réorienter leurs flux de marchandises vers d’autres ports souvent hors de nos frontières.
L’augmentation des mouvements d’arrêts de travail et de blocage des installations portuaires va accélérer l’exode des trafics vers les ports fiables au nord de l’Europe.
Cette situation est préjudiciable sur le court terme au commerce extérieur national en raison des surcoûts induits et de l’impact négatif que ces désordres causent à l’image des entreprises françaises auprès de leurs clients étrangers, mais aussi sur le long terme car les armateurs ne reviendront pas facilement dans nos ports non seulement à cause de l’incertitude qui pèse sur leur redémarrage dans un climat apaisé mais aussi parce que la crise a redonné des marges de manœuvre durables aux ports concurrents.
Philippe Bonnevie, délégué général de l’AUTF déclare « Si la réforme portuaire aboutit un jour, ce que nous souhaitons, ce sera sur un outil portuaire affaibli qu’il faudra repartir. D’ici là, de nombreux professionnels portuaires auront disparu, comme bon nombre de clients de nos entreprises exportatrices.
Il est urgent que le secrétaire d’Etat sorte de son mutisme ou que le relai soit pris par les plus hautes instances politiques du pays pour mettre fin à cette situation ». |